Cette mer aux reflets d'argent
Des plages de sable fin de l’Hérault aux rivages découpés de la Côte vermeille, la mer offre ses paysages en « dansant le long des golfes clairs », comme le chantait Charles Trenet, natif de Narbonne.
De la Camargue à la Côte vermeille, en passant par la côte languedocienne, le littoral s’étire sur plus de deux cents kilomètres de côtes de sable fin. Lagunes, espaces vierges et protégés – 9 000 hectares de sites littoraux sont maintenus à l’état naturel par le Conservatoire du Littoral – encadrent des ports de pêche baignés d’histoire et des stations balnéaires créées il y a cinquante ans par la Mission d’aménagement touristique. Les rives languedociennes de la Grande Bleue sont moins bétonnées que celles de la Côte d’Azur. La Grande-Motte, dans l’Hérault , doit sa célébrité à ses immeubles pyramidaux et à ses équipements de premier plan. Sa voisine, Palavas-les-Flots, semble posée au beau milieu des étangs peuplés de flamants roses. La côte languedocienne égrène ainsi son chapelet de stations nouvelles et réputées : Port-Camargue, premier port de plaisance d’Europe, Cap d'Agde, Gruissan, Port-Leucate. Mais à Sète , changement de décor. Cette « petite Venise du Languedoc », traversée par le Canal royal, offre le visage d’un authentique port de pêche entouré de maisons aux vives couleurs avec de nombreuses animations traditionnelles, dont les fameuses joutes nautiques, une des clés de son succès. Collioure : un petit Saint-tropez
Le bord de mer, au sud, propose deux stations familiales, Torreilles-Plage et Sainte-Marie, trois cités festives, Canet-Plage, Saint-Cyprien et Argelès-sur-Mer, et deux villes qui jouent sur les deux tableaux, Lecat et Le Barcarès. Comme Saint-Cyprien et Argelès, Le Racou bénéficie de larges étendues de sable. À la côte rectiligne jusqu’aux plages d’Argelès-sur-Mer succèdent les criques rocheuses de la Côte vermeille adossée au massif des Albères et qui ne ressemble en rien au reste du littoral. Après les immenses plages de sables de fin, la Côte vermeille, très découpée, reste la plus courue du Languedoc-Roussillon. Parce que les ports de Collioure , Banyuls, Port-Vendres ou Cerbère, résolument catalans, ont conservé leur authenticité. Mais toutes les faveurs vont à Collioure, grâce à ses vignes à flanc de montagne, ses maisons colorées et ses ruelles, véritables balcons sur la mer. Une situation privilégiée qui lui confère le statut de station la plus chic et la plus chère de la Côte vermeille. Certains s’aventurent à l’assimiler à un petit Saint-Tropez pour son image de village préservé. Si elle reste bien loin du strass et des paillettes de sa concurrente azuréenne, Collioure tend pourtant à rattraper les prix de la Côte d’Azur.


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