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Bon plan / Le Gers

À table !

L’art de la table contribue donc à faire du Gers un endroit où il fait bon vivre. Et les Gersois ne sont pas les seuls à le dire : on mange bien dans la région ! Confit, magret, gésiers de canard, pastis gascon, melon, daube…

Institution gastronomique s’il en est, le foie gras arrive en tête du hit-parade des spécialités du coin. Les producteurs gersois de foie gras se présentent comme des orfèvres en la matière.
Contrairement aux Parisiens, qui attendent souvent la période des fêtes de fin d’année pour s’en délecter, les Gersois ont, tout au long de l’année, des marchés et foires aux produits régionaux en marge des marchés traditionnels. Du 1er octobre au 30 avril, un « marché au gras » se tient chaque jour dans une commune différente.
 
Côté sucré, il faut goûter la croustade, un véritable  trésor pâtissier. Pendant des siècles, les femmes gasconnes ont préparé cette tarte aux pommes améliorée pour les grandes cérémonies du dimanche, les fêtes religieuses ou familiales. A partir d'une technique commune, chaque famille possédait sa recette et la transmettait de génération en génération. Aujourd'hui encore, les croustades ne se ressemblent pas. La proportion d'armagnac et d'arômes varie, la préparation également. Les uns mettent le beurre au moment de la confection de la pâte, les autres après l'étirage, uniformément ou par petites touches

 Mais, avec le foie gras, l’autre star de la région est, sans conteste, l’armagnac. Cette eau-de-vie, prétendument la plus ancienne de France, est apparue sous le nom d’Aygue ardente (« eau qui brûle »). Elle possède de nombreuses vertus, si l’on en croit maître Vital Dufour, prieur d’Eauze , franciscain zélé, auteur d’une « bible » toute vouée à sa cause, aujourd’hui entreposée dans la bibliothèque du Vatican : « Cette eau, si on la prend médicalement et sobrement, guérit les hépatites, la goutte, les migraines, les chancres... Elle fait disparaître la rougeur et arrête les larmes de couler, elle aiguise l’esprit si on la prend avec modération, rappelle la mémoire du passé, rend l’homme joyeux au-dessus de tout, conserve la jeunesse et retarde la sénilité. Elle est très utile aux mélancoliques, aux podagres et aux hydropiques... (…) Et si on la retient dans la bouche, elle délie la langue et donne de l’audace au timide. » Inutile après cela de s’inventer des excuses pour déguster ce breuvage divin !

 Ne reste plus qu’à investir le département pour profiter de tous ses atouts.