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Toulouse : la ville rose au parfum de violette

Toulouse, toujours plus ! Fidèle à sa devise, la ville rose se réinvente au quotidien et au futur proche, entre qualité de vie, aéronautique et recherche de pointe.

Toulouse photo 1Située à un carrefour de cultures – à proximité de la Méditerranée, des Pyrénées et de la frontière espagnole –, traversée par la Garonne et le canal du Midi, la ville aux si célèbres briques roses chantée par Nougaro frappe par son dynamisme. Toulouse attire de plus en plus de citadins séduits par sa douceur de vivre, sa taille humaine, sa vie étudiante et ses industries de pointe. Berceau de la firme Airbus , elle est aujourd'hui une technopole européenne où se concentrent de nombreuses entreprises spécialisées dans les secteurs de l’informatique, de l’aéronautique et de l’espace. Sans oublier les instituts de recherche, car Toulouse est une ville de cerveaux, avec ses onze mille chercheurs universitaires ou liés à des entreprises privées, et plus de cent mille étudiants qui défilent chaque année dans le dédale de ses ruelles. La ville rose offre en outre 2 050 heures de soleil en moyenne par an, une vie culturelle des plus actives, une gastronomie renommée. Avec tous ces atouts, sa vigueur démographique n’est pas près de faiblir.

De la cité romaine à la ville aux pastels

Connaissez-vous les Volques Tectosages ? Ce peuple celte fut le premier recensé aux abords de Toulouse, au IIe siècle av. J.-C. Mais jusqu’à la chute de l’Empire, ce sont les Romains qui dominent la région, façonnant les premières briques d’argile rouge pour édifier villes et villas. Toulouse est alors Tolosa. Les Wisigoths leur succèdent, les Francs ensuite, et le christianisme s’impose progressivement. Au Moyen Âge, les comtes de Toulouse étendent leurs territoires des Pyrénées à l’Auvergne , mais ils doivent partager le pouvoir avec les Capitouls, collège consulaire des classes commerçantes désigné démocratiquement. Un privilège qui perdurera jusqu’en 1789 !
Au XIIIe siècle, la croisade contre les Albigeois provoque la ruine du comté, qui passe sous contrôle des Capétiens en 1249. S’ensuit une période de décadence, mais la Renaissance voit la prospérité revenir grâce à la culture du pastel dans le Lauragais. La teinture bleue qui en est tirée est recherchée dans toute l’Europe. Le « miracle du pastel » fait du pays de Toulouse le « pays de Cocagne ». Les nombreux palais Renaissance du centre-ville en sont un des témoignages. Les siècles suivants sont moins brillants, et il faut attendre l’arrivée du chemin de fer, en 1856, pour que la ville retrouve un certain dynamisme entraîné par des investisseurs du Nord. Parallèlement est introduite la culture de la célèbre violette. Après la Première Guerre mondiale, les industries militaire (cartoucherie), chimique (Office national industriel de l'azote) et aéronautique se développent. C’est sur cette industrie aéronautique et la présence de nombreux étudiants que Toulouse a bâti sa nouvelle réputation.