Corse : Une histoire mouvementée
Les Grecs, premiers étrangers à investir l’île au VIe siècle avant J.-C., l’avaient baptisée « Kalisté » (la plus belle). Au fil du temps, de nombreux peuples s’y succédèrent...
Les incursions des Sarrasins en quête d’esclaves sur les côtes corses, du VIIIe au Xe siècle, obligent les insulaires à s’établir en montagne et à y vivre en autarcie. Ce qui explique que les Corses soient davantage montagnards que marins. La domination génoise (à partir du XIIIe siècle) marque fortement l’histoire de l’île, et on peut encore aujourd’hui admirer les tours alors érigées sur le littoral afin de prévenir des attaques de pirates. Les premiers liens avec la France datent du XVIe siècle, et le XVIIIe siècle sera marqué par une guerre de quarante ans (1729-1769) entre les Corses indépendantistes, la France, et les Génois, pour la domination de l’île. Gênes vendra finalement la Corse à la France en 1768, un an avant la naissance de Napoléon Bonaparte ! Entre-temps, la Corse avait vécu une certaine forme d’autonomie, sous l’autorité de Pasquale Paoli, le « Père de la nation corse ». Paoli chercha en effet à procurer à son île les moyens de son émancipation. Il lui donna une constitution, fondée sur la séparation des pouvoirs, et contribua à la fondation à Corte d’une université qui porte encore son nom. Le 8 mai 1769, les troupes de Paoli sont défaites à Ponte-Novo et la Corse perd son indépendance avec le décret du 30 novembre qui la rattache à la France. Paoli s’exile en Grande-Bretagne où il meurt en 1807. Napoléon Bonaparte, petit Corse
Le « petit Corse », l’autre grand homme de la nation, naquit à Ajaccio (où sa maison se visite), le 15 août 1769. Contrairement à Paoli, il fit de la France sa patrie… au point d’en devenir l’Empereur ! Le parcours de Buonaparte l’élève au rang des figures historiques. Des noms de rues au majestueux ferry de la SNCM, on ne compte plus les références à l’Empereur. Le chant traditionnel L’Ajaccienne lui rend hommage, et l’un des succès de Tino Rossi (Au son des guitares) le salue comme « L’enfant prodigue de la gloire – Napoléon, Napoléon ». 

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