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De l'eau chaude sanitaire presque gratuite

Coqueluche du solaire thermique en France parce que d’un bon rapport qualité-prix, le chauffe-eau solaire individuel. Il permet de couvrir entre 40 et 60 % des besoins en eau chaude sanitaire annuels d’une famille.

Panneaux voltaiques sur les mursL’ensoleillement n’est pas le même dans le Nord-Pas-de-Calais et dans le Var . Certes. Mais, grâce à une surface plus ou moins importante de capteurs, tout le monde peut profiter des apports gratuits et illimités du soleil pour chauffer son eau chaude sanitaire grâce au chauffe-eau solaire individuel (Cesi). Un système composé d’un ballon de stockage, de capteurs solaires et d’un échangeur thermique. Le principe : de l’eau glycolée contenue dans le capteur solaire transfère sa chaleur à l'eau sanitaire du ballon de chauffe grâce à un échangeur. Puis à un ballon d'appoint, où un système annexe (chaudière, résistance électrique) permet de porter l'eau à la température désirée. Les Cesi monoblocs sont les plus économiques. Mais comme ils se placent à l’extérieur, ils sont à privilégier dans les régions chaudes pour éviter les déperditions de chaleur. Pour installer le ballon dans la maison, il faut avoir recours à des Cesi dits à éléments séparés, dans ce cas plus coûteux.

Quatre mètres carrés de capteurs pour une famille

Il ne faut pas oublier que le modèle de capteur, son inclinaison et son orientation jouent un rôle important pour produire du solaire thermique. Une des étapes primordiales reste donc l’installation de capteurs solaires intégrés dans tout ou partie de la toiture. Si l’ensoleillement offert par le toit n’est pas idéal, ils peuvent être posés en façade ou sur un châssis dans le jardin. Il faut quatre mètres carrés de capteurs solaires pour couvrir 55 à 60 % des besoins énergétiques annuels d’une famille de trois à quatre personnes. Au-delà, l’investissement serait trop important. Il est donc essentiel d’estimer exactement les besoins à couvrir et donc la taille de l'installation qui en résulte.

Capteurs plans ou tubulaires

Le choix d’un type de capteur reste motivé par son prix plus ou moins élevé. D’où le succès des capteurs plans ou à circulation d’eau – entre 150 et 300 €/m2 –, plutôt adaptés aux zones très ensoleillées. Ils se composent d'un caisson vitré pour éviter les pertes de chaleur, dans lequel un absorbeur – une feuille métallique noire – est en contact avec le fluide caloporteur. L’autre technique : les capteurs tubulaires dont la vitre est remplacée par une série de tubes sous vide, dotés de très bonnes propriétés isolantes. Ils s’utilisent sur des petites surfaces qui peuvent s’agrandir en ajoutant des tubes. Plus récents, ils sont plus performants, plus légers, adaptés aux régions à faible ensoleillement et captent, à surface égale, 20 à 25 % d’énergie en plus. Un avantage notable en hiver et dans les régions froides. Mais ils sont fragiles et affichent un coût souvent supérieur : 600 €/m2. Pour autant, un capteur solaire de qualité élevée ne garantit pas à lui seul un fonctionnement optimal. La performance énergétique et donc économique d’une installation solaire thermique exige un dimensionnement précis de ses composants. À mettre impérativement entre les mains de professionnels.


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