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Chauffage : économe et éco-citoyen !

« Eco-citoyen »…ou « éco-nome » tout court ? Même s’il vaut mieux s’y préparer à l’avance, c’est en hiver que la question se pose avec le plus d’acuité : comment se chauffer sans mettre en péril la planète…ni son portefeuille ?

Salon avec cheminée«Faisons vite, ça chauffe » proclame avec humour dans une de ses annonces l’Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Avec le même humour, on pourrait être tenté de lui demander : en attendant, on fait quoi ? Car si l’environnement est devenu une de nos préoccupations majeures, il faut bien continuer à se chauffer l’hiver ! Trêve de plaisanterie, et petit tour d’horizon des bonnes questions à se poser, et de quelques éléments pour éclairer les choix.

Investissement…et fonctionnement !

Nul besoin d’être spécialiste en gestion pour savoir qu’un « budget chauffage » comprend les dépenses d’investissement (le prix de l’installation) et les coûts de fonctionnement (prix de l’énergie utilisée, entretien), à analyser sur un certain nombre d’années en tenant compte de l’usure, des variations du climat et des prix de l’énergie. L’investissement le moins cher (convecteurs électriques par exemple) risque d’être le plus coûteux en factures d’électricité et l’un des moins « confortables ». Mais un gros investissement en solaire, par exemple, a de fortes chances de montrer rapidement ses limites en confort d’utilisation toute l’année.

Nature, localisation et orientation du logement ?

Un chalet isolé en montagne et un appartement dans le midi n’ont pas les mêmes besoins en matière de chauffage…voire de rafraîchissement et le premier a des possibilités que le second n’offre pas. Plus généralement, la nature du logement (maison de campagne ou en lotissement urbain, appartement) n’est pas sans incidence sur l’éventail des choix. Sa localisation non plus, encore qu’il convienne de se méfier parfois des « idées reçues » (la Savoie est le premier département français pour l’utilisation de l’énergie solaire). Enfin l’orientation n’est pas « neutre » : de grandes baies vitrées au sud adoucissent la température l’hiver, mais la réchauffent l’été.

Construction, rénovation ou amélioration ?

S’il s’agit d’une construction neuve par un promoteur ou un aménageur, et selon l’état du projet, le choix du chauffage peut être déjà avancé et tenir compte des nouvelles orientations environnementales. Pour une construction individuelle, même si les possibilités sont plus larges, elles ne peuvent ignorer les réglementations et perspectives en matière d’économie d’énergie et de limitation de l’effet de serre. La rénovation non plus.