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Du chauffage au confort durable

Finie l’insouciance de la reconstruction d’après-guerre : elle a été brutalement stoppée par le premier choc pétrolier. Fini le « tout électrique » du plan d’indépendance énergétique. Le chauffage, comme tant d’autres éléments de notre vie, est désormais en pleine mutation : il ne s’agit plus seulement de ne pas avoir froid l’hiver, mais d’être bien toute l’année. En respectant l’environnement. D’où une nouvelle notion : le « confort durable ». A consommer sans modération d’économies d’énergie !

Chat qui dort sur un radiateurElectricité : un peu… beaucoup ?

Sauf à ne concevoir un chauffage qu’avec des poêles à bois ou autre combustible, l’électricité sera plus ou moins nécessaire quel que soit le (ou les) mode(s) retenu(s). Une excellente occasion de faire vérifier son installation voire d’adapter la puissance disponible et la tarification.

Opter pour un chauffage électrique, ce n’est plus aujourd’hui se contenter de convecteurs certes peu chers à l’achat, mais gros consommateurs et très inconfortables : les panneaux rayonnants offrent une chaleur plus douce, les radiateurs à fluide caloporteur sont plus économiques, et ceux à accumulation (brique, verre, fonte, acier) emmagasinent la chaleur pendant les heures creuses. Il existe même des formules « mixtes » plus réactives aux brusques variations de la température extérieure, et des radiateurs spécialement conçus pour les salles de bains, avec programmation et sèche-serviettes. Mais l’option électrique peut également se porter vers les planchers ou les plafonds chauffants (voir plus loin : au sol, au plafond ou sur les murs) ou encore vers les pompes à chaleur (PAC). Initialement proposées « en relève » d’une installation
existante de chauffage central pour réduire la consommation de la chaudière, elles n’ont cessé de s’améliorer au point d’offrir maintenant une vaste palette de possibilités : chauffage, rafraîchissement ou climatisation ; raccordement à des radiateurs à eau, plancher ou plafond chauffant/rafraîchissant, ventilo-convecteurs, systèmes réversibles, « splits » ; récupération de la chaleur ou de la fraîcheur dans l’air (aérothermie) ou encore dans le sol ou dans l’eau (géothermie) avec quelques contraintes (captage vertical qui nécessite des autorisations administratives, ou horizontal qui empêche la plantation d’arbres sur la surface de terrain concernée, soit environ deux fois la surface à chauffer).

Enfin leur COP (coefficient de performance, c'est-à-dire le rapport entre l’énergie utile et l’énergie consommée) est en constante amélioration : généralement plus de 3 (soit 3kWh d’énergie produite pour 1 kWh d’énergie consommée), il vise maintenant le chiffre 4 ! Et une nouvelle génération, les « PAC haute température » s’avère particulièrement adaptée au remplacement d’une chaudière sans modification de l’installation existante.

Avec ou sans stockage d’énergie ?

La question ne se pose pas, bien sûr, dans les mêmes termes pour un appartement, pour une maison en lotissement urbain ou une maison isolée. Hors chauffage collectif en énergies classiques ou renouvelables, l’occupant d’un appartement n’aura guère le choix qu’entre l’électricité ou le gaz de ville, avec de rares fois, la possibilité d’installer une cheminée. Une maison en lotissement urbain sera tributaire des réseaux disponibles (gaz de ville) et du règlement de copropriété (pour le stockage collectif ou individuel, en gaz propane notamment). Quant à la maison isolée, elle n’est pas forcément reliée au gaz de ville, mais offre davantage de possibilités de stockage. Autant de cas de figure qui limitent les options, quand le choix ne se complique pas d’une inconnue de taille : quelle sera l’évolution des prix des diverses énergies ?

Au fioul ou encore au gaz, de ville ou gaz propane, les chaudières ont fait beaucoup de progrès ces dernières années, essentiellement grâce à la condensation, le meilleur rendement étant obtenu avec l’implantation d’une sonde extérieure et d’une régulation. Avec un système à ventouse (qui rend l’alimentation en air et l’évacuation des fumées totalement étanches), les chaudières à gaz nécessitent bien moins d’entretien que celles à fioul. Et lorsqu’il n’y a pas de gaz de ville, une citerne propane
extérieure individuelle ou collective peut constituer une alternative intéressante dans les régions tempérées.

Quant au bois, première source d’énergie renouvelable en France, il intéresse de plus de fabricants et de consommateurs : à bûches (avec tirage naturel ou forcé et alimentation manuelle de la chaudière), à plaquettes ou granulés (qui permettent une alimentation automatique mais obligent à construire un silo proche de la chaudière), les installations restent encore assez chères. Mais les rendements s’améliorent et font l’objet de label (« flamme verte » garantissant un rendement supérieur à 70%) tandis que des certifications ont vu le jour : « NF bois de chauffage » (garantie de livraison et de qualité du bois) et « Qualibois »
(charte de qualité pour les installateurs).