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Du chauffage au confort durable

Au sol, au plafond ou sur les murs ?

Les radiateurs ont beaucoup évolué depuis les classiques objets en fonte du « chauffage central » qui font encore la joie de quelques collectionneurs : matériaux performants, robinets thermostatiques…Et leur « design » se prête aujourd’hui à tous les types d’installation (en hauteur, en longueur) voire de décoration. Question de goût et de budget !

Mais pour gagner de la place, ou simplement parce qu’on préfère un chauffage invisible, on peut désormais opter pour un chauffage par le sol. Finie la sensation de « jambes lourdes » : les « planchers chauffants » (électriques ou à circulation d’eau) sont aujourd’hui à basse température, économes, et beaucoup plus confortables.

Avantage du plancher à circulation d’eau : il convient aux chaudières à haut rendement ou à condensation comme aux pompes à chaleur. Et si elles sont réversibles, ces dernières font alors circuler l’été une eau rafraîchissante.

Les mêmes avantages peuvent être obtenus avec un plafond chauffant électrique ou rayonnant réversible, surtout lorsqu’on dispose d’une bonne hauteur sous plafond. Car contrairement aux idées reçues, l’air chaud ne « monte » pas : il se déplace simplement du point le plus chaud vers le point le plus froid et c’est ce mouvement qui crée la sensation de confort.

En route pour les économies d’énergie !

Le monde du chauffage est en pleine innovation, pour devenir désormais celui du confort et du de l’environnement. Entre le « tout
électrique » prôné il n’y a pas si longtemps (mais qui ne permet pas de changement d’énergie sauf à devoir créer une nouvelle installation) et le « tout durable » qui ne cessera de se perfectionner et peut-être de réduire les coûts de fabrication, il n’est pas toujours facile de se déterminer. La sagesse est peut-être dans l’adage qui conseille de « ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier ». Et donc, selon son budget, les possibilités et les coûts d’approvisionnement, de procéder par étapes. En
prévoyant dès le départ d’une construction ou d’une rénovation les circuits qui permettront un changement d’énergie, voire l’amélioration du confort l’été comme l’hiver. En ajoutant si c’est possible le solaire à une autre énergie pour réduire le coût de la production de l’eau chaude.

Certes, il existe déjà des maisons « à énergie positive » (c'est-à-dire produisant plus d’énergie qu’elles n’en consomment). Mais elles sont plus chères à l’achat, et tous les spécialistes –comme les responsables politiques- s’accordent là aussi sur la nécessité de procéder par étapes : d’abord en intégrant le « bioclimatique » pour optimiser les apports extérieurs. Puis en visant « l’énergie passive » (une maison produisant autant d’énergie qu’elle en consomme) avant d’atteindre « l’énergie positive ». Car, comme rappelé simplement en préambule de cet article, le budget « chauffage » ou « confort » d’un logement doit certes intégrer
les factures de fourniture d’énergie (sans oublier l’entretien ni éventuellement le ramonage), mais ne pas oublier les dépenses d’installation ou de rénovation, selon leur durée de vie.