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Relooking : la déco pour tous

Faut-il changer le canapé de place ? Les couleurs de la pièce sont-elles bien utilisées ? Le relooking est entré dans la maison. Son principal atout : rendre la décoration accessible au plus grand nombre.

Séjour relookéGrâce à la télévision le relooking, en devenant attractif, a démocratisé la décoration », constate Valérie Laporte-Volatier, coach en décoration. Plus qu’un simple effet de mode, « c’est depuis 2004, une approche qui prend en compte les besoins de chacun, alors qu’auparavant les décorateurs étaient réservés aux plus riches », confirme Tony Lemâle, architecte d’intérieur. Et Philippe Demougeot, architecte DPLG (diplômé par le gouvernement), ajoute « le relooking relève d’une tendance de fond qui est de s’intéresser à “chez soi” ». Le principe : muer un intérieur de manière spectaculaire et souvent fashion avec l’assistance de relookers. « Pour l’instant, ce n’est pas un vrai métier », même si la profession a fleuri avec en tête de bouquet la people Valérie Damidot de D&co sur M6. « C’est vivant car le résultat est rapide, mais je reste sceptique par rapport à cette pratique qui ne s’intéresse pas à la personnalité des gens », confie Valérie Laporte-Volatier. Le risque : se tromper et décevoir le client.

Relooker, coacher, réaménager

Si, comme le coach déco , l’architecte d’intérieur relooke, « Il appréhende la mutation de manière moins péremptoire, plus humaine et à partir d’une méthodologie. Il ne s’agit pas de mettre des choses à la mode, mais de se poser la question de savoir ce dont nos clients ont besoin. » Et Tony Lemâle de résumer : « Nous sommes des créateurs d’un univers qui leur ressemble. » Vient ensuite le travail de l’architecte DPLG, plus lourd : « Mon job n’est pas de sauver une boîte avec quatre murs, il s’inscrit dans le volume et dans l’espace », illustre Philippe Demougeot. « Mais il y a de la place pour tout le monde, car pouvoir changer de décor dépend aussi du budget de chacun. » Et de souligner une tendance émergente, « si le relooking est un des éléments qui accompagnent l’intérêt pour l’intérieur, j’ai l’impression que les particuliers ont désormais envie de pousser les murs eux-mêmes ». Après les coussins, la peinture, les canapés… la cloison aussi devient objet de consommation.