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Des logements tous équipés du confort moderne
Véritable refuge dans un monde instable, voire hostile, le
foyer l’est d’autant plus qu’il a beaucoup évolué au cours des
dernières décennies : « En 1954, lorsque l’abbé Pierre a lancé
son appel en faveur du logement, plus de quatre habitations sur
dix n’avaient toujours pas l’eau courante, 10 % seulement disposaient
d’une douche ou d’une baignoire (3) ». Aujourd’hui, tous
les logements sont dotés d’un confort sanitaire minimum et
offrent davantage d’espace : on dispose en moyenne d’1,7
pièce par personne, contre une seule pièce en 1954. Certes, le
nombre de personnes par ménage ne cesse de baisser, mais
vivre seul ne signifie pas se contenter d’un logement exigu !
La pression démographique et son impact
Au contraire, les bouleversements démographiques obligent à repenser la façon de considérer l’habitat. Les chiffres sont éloquents : l’INSEE prévoit que 17 % de la population française vivra seule en 2030, contre 12,
6 % en 1999 ; le nombre de divorces n’a cessé d’augmenter. Autant d’éléments qui exercent une pression formidable sur les
marchés immobiliers : besoin d’un plus grand nombre de logements, plus spacieux, modulables, adaptés aux contours des familles recomposées. Comme le souligne Gérard Mermet, « la famille traditionnelle (un couple de parents, un ou plusieurs enfants et un ou deux ascendants) laissera de plus en plus place à une diversité de modèles familiaux : célibataires et monoménages (veufs ou divorcés) ; familles décomposées, recomposées, mosaïques monoparentales ou multi-générationnelles ; groupes tribaux, claniques ou communautaires, couples homosexuels… Cette évolution induira des modes de vie très diversifiés. Le
logement devra satisfaire des besoins très différents selon le type de famille qui l’habite ». Ce qu’ont d’ailleurs bien compris certains constructeurs de
maisons individuelles (voir pages suivantes). La population vieillit ? Là aussi, l’impact est flagrant. « Tout concourt à ce que les personnes âgées occupent des "logements ordinaires", selon Jean-Claude Driant, professeur à l’Institut d’urbanisme de
Paris : leur condition physique, l’augmentation de leurs ressources, la politique dite de maintien à domicile, une forte proportion de propriétaires occupant réellement leurs logements, l’amélioration des conditions de logement aussi bien en terme de confort qu’en terme de superficie ».