Une confiance sans cesse renouvelée dans la pierre
immobilier / prix / crédit / retraite / taux zéro / propriétaire à mensualités constantes / locataires / dépenses de logement
Une confiance sans cesse renouvelée dans la pierre
Pourquoi, alors que l’économie n’est pas au beau fixe et que les prix flambent depuis la fin des années 90, l’amour des Français pour l’immobilier ne se dément pas ? Bernard de Crémiers et Patrick-Michel Khider, fondateurs du réseau immobilier Laforêt, avancent plusieurs éléments de réponse : « Il y a tout d’abord le coût avantageux
du crédit, et le gonflement de la classe d’âge 30-45 ans, qui a les moyens d’acheter ». L’immobilier est aussi soutenu par un phénomène qui dépasse les frontières : « Les étrangers sont de plus en plus nombreux à acheter en France , et les Français à acheter à l’étranger ». Le problème – bien français – de la retraite a aussi agi comme un aiguillon psychologique : « Les gens ont réalisé ce qu’ils allaient gagner… ou plutôt ne pas gagner ! On voit des jeunes arriver très tôt dans nos agences, démarrer par l’acquisition d’une petite surface, parfois aidés par le prêt à taux zéro ». Les gens achètent de plus en plus jeunes. Ils savent que ce n’est plus pour la vie et pensent davantage à la revente. Ainsi, en Ile-de-France , la part des moins de 30 ans représentait 27 % des acquéreurs en 2005, contre 22 % en 2000(4). Leur raisonnement se tient : mieux vaut devenir propriétaire à mensualités constantes plutôt que payer à fonds perdus un loyer qui ne cesse d’augmenter. On n’hésite plus aujourd’hui à s’endetter sur des durées supérieures à 20 ans. L’immobilier tient une place de plus en plus importante dans le budget des ménages : les dépenses de logement (charges non comprises) représentent respectivement 17,6 % et 16,4 % du revenu des accédants et des locataires, contre moins de 10 % au cours des années 60(3). Et Bernard de Crémiers de conclure : « Les Français étaient peu propriétaires, mais c’est en train de s’inverser ». Avec à peine plus d’un ménage sur deux propriétaire, la France est encore loin derrière certains autres pays européens comme le Portugal , l’Espagne ou la Grande-Bretagne.
du crédit, et le gonflement de la classe d’âge 30-45 ans, qui a les moyens d’acheter ». L’immobilier est aussi soutenu par un phénomène qui dépasse les frontières : « Les étrangers sont de plus en plus nombreux à acheter en France , et les Français à acheter à l’étranger ». Le problème – bien français – de la retraite a aussi agi comme un aiguillon psychologique : « Les gens ont réalisé ce qu’ils allaient gagner… ou plutôt ne pas gagner ! On voit des jeunes arriver très tôt dans nos agences, démarrer par l’acquisition d’une petite surface, parfois aidés par le prêt à taux zéro ». Les gens achètent de plus en plus jeunes. Ils savent que ce n’est plus pour la vie et pensent davantage à la revente. Ainsi, en Ile-de-France , la part des moins de 30 ans représentait 27 % des acquéreurs en 2005, contre 22 % en 2000(4). Leur raisonnement se tient : mieux vaut devenir propriétaire à mensualités constantes plutôt que payer à fonds perdus un loyer qui ne cesse d’augmenter. On n’hésite plus aujourd’hui à s’endetter sur des durées supérieures à 20 ans. L’immobilier tient une place de plus en plus importante dans le budget des ménages : les dépenses de logement (charges non comprises) représentent respectivement 17,6 % et 16,4 % du revenu des accédants et des locataires, contre moins de 10 % au cours des années 60(3). Et Bernard de Crémiers de conclure : « Les Français étaient peu propriétaires, mais c’est en train de s’inverser ». Avec à peine plus d’un ménage sur deux propriétaire, la France est encore loin derrière certains autres pays européens comme le Portugal , l’Espagne ou la Grande-Bretagne.

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