Sud-Ouest : le pays où il fait bon vivre
Le Sud-Ouest séduit surtout pour sa qualité de vie sous le soleil, attirant les retraités sur ses côtes et les actifs dans ses deux grandes capitales régionales. Une tendance qui devrait se confirmer grâce à l’amélioration des réseaux de transports.
Rugby, surf, cassoulet, foie gras, crus classés, vieilles pierres… Bien sûr vous êtes dans le Sud-Ouest. Un territoire longtemps réservé à ses habitants, ses expatriés de retour pour les grandes vacances et à quelques aficionados. Car avant les autoroutes A 10 et surtout A 20, avant le TGV, avant les compagnies low-cost, le Sud-Ouest, il fallait y aller ! Pourtant, depuis 1975, la croissance démographique de ce territoire entre causses, Atlantique et Pyrénées repose presque exclusivement sur l’excédent migratoire… La tendance devrait s’accentuer avec les baby-boomers en retraite qui s’installent principalement sur les côtes. Dans le bassin d’Arcachon, idéalement desservi par le TGV, arrivent aussi les Franciliens profitant du télétravail et des RTT, à côté de « people » lassés de Saint-Tropez. Les Landes , à l’abri de leur forêt domaniale, et la Côte basque sont toutes deux préservées d’un bétonnage excessif. Mais lorsque protection du littoral rime avec offre insuffisante, on peut parier sur des prix élevés. Bordeaux, Toulouse : deux rivales attrayantes
Le Sud-Ouest, c’est aussi une économie dynamique tirée par deux locomotives : l'aéronautique/espace/systèmes embarqués et les biotechnologies/santé. Résultat : de plus en plus d’actifs viennent vivre à Toulouse et Bordeaux , poussant le marché à la hausse avec une augmentation des prix ininterrompue depuis 1998, et de plus de 50 % depuis 2001. Dans le match qui les oppose, Toulouse devance toujours Bordeaux , mais d’une courte tête. Car la capitale de l’Aquitaine connaît un réel engouement. Elle a restauré ses quais, inauguré son tramway. Du coup, ses habitants renouent avec le centre-ville. Les Franciliens arrivent aussi, prêts à partager leur vie entre Bordeaux et Paris . Car, finalement, la Girondine jouit d’un sacré avantage : sa proximité de Paris grâce au TGV. Seulement trois heures pour rallier la capitale, contre plus de cinq heures pour la ville Rose. En attendant la construction d’une à ligne grande vitesse entre les deux métropoles régionales à l’horizon 2016, qui mettrait Toulouse à 3 h 06 de Paris et pourrait rendre encore plus proche ce Sud-Ouest déjà tant apprécié.


S' informer 






