Craquer pour la vie de château
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| Touraine et Aquitaine : des réserves naturelles |
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Touraine et Aquitaine : des réserves naturelles
Chenonceau, l'emblématique ; Amboise, témoin de l'empreinte laissée par l'influence italienne ; ou Ussé, célèbre château de la Belle au bois dormant... Ces demeures sont l'âme de la Touraine, qu'elles soient célèbres ou anonymes, élégantes, sobres ou familiales. La quête d'un château commence généralement sur ce territoire qui regorge de biens de tous les styles, de toutes les époques, et donc pour tous les goûts. Une véritable « réserve naturelle », livre ouvert sur la magnifique période Renaissance. De fait, la région propose pléthore de petits châteaux de 500 à 1 000 m2 habitables, avec des terrains d’une dizaine d’hectares. Et la demande pour ce type de biens reste constante. À des prix raisonnables, en comparaison avec ceux pratiqués aux abords de Paris ou près de la Côte d'Azur : ils démarrent à 600 000 euros. Cependant, l'acquéreur trouvera plus aisément demeure à son pied entre un et trois millions d'euros. En revanche, la Touraine manque de grands châteaux avec d'importants domaines, à dénicher plus facilement en Anjou, en Bretagne ou encore en Normandie , à 10 millions d'euros et plus. Au sud, l'Aquitaine : son foie gras, ses confits de canard, ses spécialités à base de noix et ses châteaux. On dit que l'Aquitaine compte le plus grand nombre de ces bâtisses en France . Est-ce vrai ? En tout cas, on en a recensé 280 en Dordogne … contre 79 dans la Loire . La légende ne dit-elle pas "qu'un ange jeta une poignée de sable depuis le ciel et que chaque grain de sable tombant en Dordogne se transforma en château". L'offre étant donc plus fournie, c'est là que les prix les plus intéressants se dénichent. À condition de faire abstraction de la périphérie bordelaise, déjà conquise par les très riches propriétaires viticoles (Saint-Emilion, Fronsac…) et où la moindre maison de maître sur un rayon de 25 kilomètres démarre au million d'euros. En revanche, au coeur du Périgord qui fleure bon la truffe noire, l'offre est beaucoup plus abordable. Comme pour ce château de 440 m2 (11 pièces) dans le Périgord pourpre, avec un terrain d'environ 3 500 m2, mis en vente à 570 000 euros. Et sur ces terres, la magie opère. Les châteaux conservent leurs donjons, signes de l'époque féodale, tandis que les tours gardent leur chemin de ronde, à un jet de pierre des abbayes romanes. Encore plus au sud, le Tarn-et-Garonne , où débute le territoire des briques roses propres à l'architecture toulousaine, n'est pas en reste. De petits castelets – souvent des fermes fortifiées – peuvent encore se trouver à partir de 350 000 euros pour 100 m2 habitables et un terrain d'environ quatre hectares. La vie de château à portée de tous !
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