S’installer au Québec
Selon le Consulat général de France à Montréal , un projet d’expatriation au Québec se prépare pendant au moins deux ans compte tenu des formalités administratives, et de la nécessité d’économiser suffisamment d’argent pour vivre le temps de trouver un travail : le délai moyen est de six mois pour un premier emploi, même si au Québec, tout peut aller très vite (un employeur peut vous rencontrer un vendredi et vous embaucher dès la semaine suivante !). Mais il faut attendre trois ans au titre de « résident permanent » (statut qui accorde à un non-Canadien le droit de vivre au Canada sous certaines conditions, et notamment l’obligation de résider 730 jours au moins sur une période de cinq ans) pour faire une demande de citoyenneté canadienne (les ressortissants français peuvent bénéficier de la double nationalité).
Le mieux, bien sûr, est de faire au moins
un voyage d’exploration pour découvrir les différents aspects de la vie quotidienne sur place : des paysages variés et grandioses, des saisons marquées par des écarts de température importants, une société authentique et cordiale qui accueille chaque année de nouveaux immigrants : 48 000 en 2007, dont 3 500 Français.
Une qualité de vie abordable
Vivre au Québec, c’est choisir les grands espaces, en toute sérénité. Le rythme de vie est à la fois jovial et tranquille, les gens sont aimables et accueillants, et en règle générale, le coût de la vie est semblable à celui de la France, avec toutefois une différence intéressante : les loyers et l’accès à la propriété y sont plus abordables…
Au bout de quelques jours au Québec, Caroline s'est vraiment sentie chez elle. « Ici, les gens sont si détendus, même dans le métro, cela m'a étonnée ! ». Cette jeune mère d’une famille recomposée originaire de Bretagne , ne tarit pas d'éloges à l'égard de sa nouvelle terre d’accueil. « Les Québécois sont chaleureux, les démarches administratives sont simples et rapides et les supermarchés sont même ouverts le dimanche. Bref, le rythme de vie est moins stressant qu’en France ». Caroline, Fabrice et leurs deux enfants disposent d’un budget mensuel d’environ 2 000 dollars. « Au Québec, les loisirs sont gratuits : la piscine, la patinoire, etc. Cela simplifie grandement la vie de famille ».
Mais attention aux étiquettes : le prix des produits et des services est affiché sans les taxes ! Une fois à la caisse, deux taxes seront ajoutées à vos achats : la taxe fédérale de 6 % sur les produits et services (TPS) et la taxe provinciale, taxe de vente du Québec (TVQ) de 7,5 %. Au restaurant, les prix sur les menus ne comprennent ni taxes, ni pourboire. Les taxes (13,5 %) sont ajoutées sur l’addition et on accorde généralement 15 % du montant de l’addition (avant taxes) pour le pourboire. Soit 30 % à rajouter finalement au prix indiqué sur le menu. Oublier le pourboire (au restaurant, au salon de coiffure, en taxi..) c'est à coup
sûr alimenter notre réputation de « maudits Français » !
Se déplacer au Québec
Si l’on choisit de s’installer à Montréal, posséder une voiture n’est pas indispensable. La ville et certaines de ses banlieues sont assez bien desservies en transports en commun. Mais pour faire une balade à la campagne ou visiter une région, on doit à coup sûr utiliser une voiture. Car ici, comme ailleurs au Canada , le train a malheureusement pris le chemin des musées ou presque…
Les visiteurs peuvent conduire sur les routes du Québec avec un permis de conduire de leur pays d’origine pendant une période maximale de six mois (il n’est pas obligatoire de se munir d’un permis de conduire international). Après cette période, vous devrez vous présenter au bureau de la Société de l’assurance automobile muni de vos permis et visa afin d’obtenir un permis de conduire québécois.
Au moment de choisir une voiture, plusieurs options sont possibles : l’achat d’une voiture neuve ou usagée, la location classique et la location avec option d’achat, très populaire (entre 200 $ et 300 $ par mois entretien inclus). Le prix des voitures, tout comme celui de l’essence, est moins élevé qu'en France, mais il faut s’habituer à la boîte automatique !


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