Recherche rapide :
Prix :
à

Logement à basse consommation

HQE©, THPE, BBC, RT… L’ère du développement durable a engendré la poussée d’acronymes(*) barbares dans le paysage de la construction neuve. Loin d’être de simples termes obscurs, ils vont changer la façon d’habiter et de consommer de demain.

Photo logement à basse consommationLa chasse au gaspi est ouverte. Réchauffement climatique oblige, la France aura divisé par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 par rapport à 1990. Un engagement pris lors de la signature du protocole de Kyoto en 1997 qui a fortement impacté le bâtiment. Et pour cause : il est le plus pollueur. Un seul chiffre le démontre : 43 % de la consommation d’énergie finale en France provient du bâtiment devant les transports et l’industrie. Le chauffage représente deux tiers de ces consommations et la majeure partie des émissions de CO2 du secteur. Une urgence confirmée par un coût des énergies fossiles en pleine flambée. Si la mesure est salutaire, elle n’est pas récente pour le bâtiment. Dès 1973, et le premier choc pétrolier, une prise de conscience avait conduit à mieux employer les énergies dans les bâtiments neufs. D’où l’apparition de la première Réglementation thermique (RT) en 1975, qui a permis de diviser par 2 à 2,5 les consommations au mètre carré des logements construits à cette période. Puis une seconde en 1988. Il faudra attendre le XXIe siècle pour connaître un autre sursaut et l’apparition de nouvelles réglementations toujours plus contraignantes quant à la maîtrise de la dépense énergétique : en 2000, en 2005, en attendant celle de 2010. Entre temps, la loi Grenelle, issue du très médiatique Grenelle de l’environnement, a accéléré le mouvement.

La conception bioclimatique dès 2012

Les constructions consommeraient en moyenne 180 à 250 kWh/m2/an d’énergie dite primaire, soit l’équivalent de 25 litres de fioul par mètre carré par an. Or, si la RT 2005 est encore la référence en termes de construction, elle fixe un seuil insuffisant de 85 kWh/m2/an. Au travers de la loi Grenelle, les pouvoirs publics ont réagi. Dès 2012, tous les logements neufs devront être à basse consommation , soit 50 kWh/m2/an, avec pour socle la conception bioclimatique. Dès 2020, ils devront être à énergie passive (ils ont dans ce cas de faibles besoins énergétiques) ou positive (ils produisent alors plus d’énergie qu’ils n’en consomment) avec obligation d’utiliser des énergies renouvelables. Des alternatives écologiques qui, associées à une bonne qualité d’isolation , présentent l’intérêt de réduire fortement le coût des charges d’un logement. Reste que cette économie a un prix que la construction résidentielle doit ajouter à la hausse des valeurs du foncier et des matières premières. Une addition qui se chiffre à 10 %, voire 15 % de plus pour les acquéreurs de maisons individuelles . Face à un immobilier qui pèse de plus en plus lourd dans le portefeuille, comment protéger les accédants les plus modestes ? L’Union des maisons françaises, par exemple, a proposé l’an passé la mise en place d’un prêt vert à taux zéro, qui pourrait se transformer en prime verte… A suivre.